2e de la Famenne Ardenne, «Papach» complète la collection

Nouvelle très belle performance des Glaz et Noir en Belgique, ce jeudi, et nouveau podium pour Quentin Pacher, 2e de la Famenne Ardenne Classic après un final haletant, où le puncheur du Sud-Ouest aura été de tous les coups, récompensant le travail de toute l’équipe sur les 194 kilomètres de l’épreuve.

 

Soudé autour de ses sprinteurs, le Vital Concept Cycling Club savait disposer d’une carte de choix en cas d’attaques dans le final, qui ne manquèrent pas dans l’été indien des Ardennes. «Le plan était de rester groupés autour de Bryan (Coquard), révèle Jimmy Engoulvent, le directeur sportif des Glaz en Belgique. Le parcours convenait à des sprinteurs capables de passer les côtes dans le final et à des puncheurs susceptibles d’attaquer dans les derniers kilomètres. Nous avons travaillé une bonne partie de la journée, assumé nos ambitions avec notamment un gros travail de Julien (Morice) et Tanguy (Turgis), puis les équipes de puncheurs ont mis un sacré coup de vis. » Dans l’avant-dernier tour du circuit final tracé autour de Marche-en-Famenne, les sprinteurs étaient rares, en effet, à basculer avec les meilleurs alors que l’échappée matinale était sur le point d’être reprise.

 

«Je ne me suis pas posé de questions»

 

Prêt à sauter sur tout ce qui bouge, Quentin Pacher ne quittait pas les premières positions tandis que le Coq et Lorrenzo (Manzin) faisaient de la résistance et restaient concentrés sur l’ultime montée à venir. Escaladée à un rythme très élevé, la Côte de Charneux allait provoquer la sélection et sortir du jeu les sprinteurs. Seul Glaz à l’avant, particulièrement alerte dans les ascensions, Quentin n’avait plus qu’à suivre son instinct.

 

«J’étais devant car ce circuit exigeait d’être le mieux placé possible, souligne le barbu de Bergerac. La veille, nous avions regardé le final de l’an passé et notre but était de contrôler la course avec d’autres équipes intéressées par une arrivée massive. Dans la dernière montée, je suivais les coups sans trop en faire et sans savoir exactement où étaient Bryan et Lorrenzo. Ensuite, un trio est parti et des coureurs ont commencé à faire le saut pour rentrer sur les trois hommes de tête. Van Poppel, le sprinteur des Lotto Jumbo faisant partie de ceux qui attaquaient, je me doutais que cela allait être désorganisé jusqu’à l’arrivée. À 3 kilomètres de l’arrivée, Guillaume Boivin a attaqué de l’arrière, je l’ai vu se lancer et j’y suis allé. A partir de ce moment, tout est allé très vite, c’était intuitif. Il ne restait plus qu’un coureur (Taaramae) devant, nous nous sommes relayés à fond pour rentrer sur lui et, une fois à trois, c’était une descente jusqu’à 500 mètres de la ligne. Je ne me suis pas posé de questions, j’ai couru pour gagner, viré en tête au dernier virage sans me préoccuper des deux autres. Au terme d’une course aussi difficile, tout peut arriver dans un sprint à trois. Je lance de loin, je vois les panneaux défiler, il ne me remonte pas tout de suite et je commence à y croire mais je sens peu à peu qu’il revient sous mon bras… Il me déborde à 100 mètres et je me rassois car je suis cuit, mais je ne suis pas loin de la gagne.»

 

«C'est pour vivre ces moments que je fais ce métier !»

 

Dans un tel final, avec le peloton lancé aux trousses de Quentin et de ses deux compagnons d’échappée, pas le temps de jouer. «Si j’avais voulu me caler dans la roue de Boivin pour le sprint, il aurait fallu que je freine pour virer en 2e place mais il ne fallait pas calculer, le paquet était juste là... Le peloton aurait très bien pu arriver groupé dans le dernier kilomètre et, aujourd’hui, j’ai eu un peu de réussite. Cela fait plaisir de constater que je suis en bonne condition à cette époque. L’équipe réalise une saison complète, nous ne baissons pas les bras et restons motivés tout au long de l’année. C’est cool !»

 

En position de gagner dans le final de l’épreuve, Quentin a vécu une de ces journées où il fait bon être coureur cycliste. «A la flamme rouge du dernier kilomètre, je me suis retourné et, vu comme le final allait se courir vite, j’ai compris que nous allions jouer la gagne, c’est devenu concret et il fallait trouver la meilleure tactique pour essayer de gagner. Quand tu vis ce genre de situations, l’adrénaline est là et tu te dis «C’est parti, on va le faire !». Là, c’était limpide et, au final, cela s’est joué à la jambe. Au final, c’est une 2e place et j’en suis content. C’est pour vivre ce genre de moments que je fais ce métier.»

 

Collectionneur de places d’honneurs en début de saison, vainqueur d’une étape du Tour de Savoie- Mont Blanc, Quentin a empilé cinq Top 5 entre fin juillet et fin août avant de se blesser à la main et de rester loin des courses pendant deux semaines et demi. 9e du Tour du Gévaudan dimanche dernier, le voici prêt à terminer la saison sur de nouvelles bonnes notes, personnelles ou collectives. «Je suis hyper motivé pour travailler en faveur de Bryan à Paris-Bourges et de Lorrenzo à Paris Tours. Idem s’il faut jouer ma carte dans le final de Paris-Tours. Il y a une bonne ambiance au sein du groupe, cela fait plaisir de courir avec des mecs qui ne lâchent rien jusqu’à la fin de l’année. Les gars sont en forme, personne ne vient à reculons et cela tire tout le monde vers le haut. C’est pour cela qu’on fait du vélo, pour essayer de se prendre le plus de plaisir possible !»

 

En terminant 2e de cette épreuve classée UCI 1.1, Quentin a décroché le 33e podium du Vital Concept Cycling Club cette saison. Une performance qui en appelle probablement d’autres à Binche-Chimay-Binche, mardi prochain, à Paris-Bourges, jeudi 4 octobre, au Tour de Vendée, samedi 6 octobre et à Paris-Tours, dimanche 7 octobre.

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