A Fourmies, des Glaz soudés et bien placés victimes d’une vague

Le scénario était quasiment cousu de fil blanc et les consignes d’avant-course on ne peut plus claires : compte-tenu du plateau de sprinteurs présents au départ du 86e GP de Fourmies, l’heure n’était pas aux folles chevauchées. La tactique du Vital Concept Cycling Club sur les routes ensoleillées de l’Avesnois consisterait à accompagner les équipes de sprinteurs jusqu’au circuit final, à effectuer quatre fois, et à accompagner les dernières attaques avant une très probable conclusion au sprint.

 

Le directeur sportif Jimmy Engoulvent avait vu juste. Comme souvent à Fourmies, c’est un peloton groupé qui s’est disputé la victoire dans la ville nordiste. Bien placés à trois kilomètres de l’arrivée, les Men in Glaz ont joué groupés mais ont été victimes d’une vague qui a condamné les chances du sprinteur maison Lorrenzo Manzin, finalement 24e à l’arrivée. Julien Morice, poisson pilote du coureur réunionnais dans les derniers kilomètres raconte cette fin de course un brin chaotique : «La Rez’ (Kevin Reza) nous a parfaitement replacé à trois kilomètres de l’arrivée où, en comptant Jonas (Van Genechten) et moi-même, nous étions encore trois autour de Lorrenzo. Nous avions décidé de prendre la gauche de la route pour préparer la dernière montée et positionner Lorrenzo au mieux mais, aux trois kilomètres, une vague s’est rabattue sur nous et je suis allé faire un tour dans les graviers... Lorrenzo a dû freiner aussi et il n’a pu retrouver Jonas qu’à 1,5 km de l’arrivée. Trop tard pour reprendre position parmi les tout premiers. La course, bien contrôlée par les grosses écuries, n’avait pas été hyper exigeante et beaucoup de coureurs étaient frais dans le final. Nous avons été présents là où il fallait mais cela n’a pas souri.»

 

Le benjamin des Turgis bien entouré

 

Sur la ligne, c’est Tanguy Turgis qui termine premier Glaz et Noir. Le benjamin de l’équipe prend la 21e place et témoigne lui aussi de cette vague qui a piégé ses équipiers. «J’ai basculé en haut de la côte, à trois kilomètres de l’arrivée, aux alentours de la 50e position. A cet endroit, la route formait une cuvette et il fallait au final être placés dans les tout premiers ou vers la 50e place car le peloton a pris la forme d’une boule qui a gêné les coureurs placés entre la 10e et la 20e place, là où Lorrenzo, Jonas et « Momo » étaient réunis. Personnellement, j’ai bénéficié du travail de la FDJ pour replacer Démare, qui avait basculé à la même hauteur que moi. Mon rôle aujourd’hui était d’accompagner les coups sur le circuit final et c’est ce que j’ai fait à trois reprises. Quand Gaudu et Cosnefroy sont sortis, je venais de faire plusieurs efforts et évoluais en deuxième rideau mais nous avons bien respecté les consignes du briefing et eu raison de ne pas prendre l’échappée matinale. Ma condition physique est meilleure que la semaine passée à Overijse, où j’avais souffert de crampes et manqué d’explosivité. Après, ce GP de Fourmies était moins difficile que la course belge de mercredi dernier.» Pour la première fois depuis ses débuts professionnels, Tanguy a eu le bonheur de prendre le départ en compagnie de ses deux frères, Jimmy et Anthony. «Cela m’a rappelé le Tour de l’Ain l’an passé, que j’avais disputé en tant que stagiaire à leurs côté. C’était plaisant, dommage qu’Anthony ait abandonné tôt à cause d’une chute la veille…»

 

Tanguy sera de retour en compétition dimanche prochain au Tour du Doubs, avant d’enchaîner avec le difficile GP de Wallonie, mardi 12 septembre. «Cette course constituera un vrai objectif, j’aimerais y faire quelque chose de bien.» Parole de Mini Turgis, homme de défis qui songe déjà à la mythique arrivée de la course belge à la Citadelle de Namur.

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