De la pluie, du vent, des chutes, un Eurométropole de guerriers !

Tous les ingrédients étaient réunis au départ de la Louvière pour faire du 78e Tour de l’Eurométropole un moment de bravoure. Ce samedi, une météo quasi automnale avait débarqué en Wallonie et les routes empruntées en direction de Tournai, via cinq ascensions répertoriées, constituaient un parfait terrain de bataille pour les coureurs voulant ferrailler.

 

Première victime côté Glaz, Jérémy Lecroq, jeté au sol dans une descente après 40 km, alors que la pluie avait fait son apparition sur les routes wallonnes. Touché à la hanche gauche, le jeune Francilien laissait filer un peloton allant bon train depuis le départ. Egalement tombé, Bryan Coquard se relançait rapidement et poursuivait sa route aux côtés de ses coéquipiers. Un peu plus loin, lors de la redoutée ascension du Beau Site (km 81), Steven Lammertink et Adrien Garel faisaient les frais d’un rythme effréné. Montée pavée suivie d’une descente rapide et de routes sinueuses, l’obstacle provoquait des cassures et un premier «coup de vis» à l’avant du peloton.

 

Bryan prêt à sauter dans les coups pour sa reprise

Restaient au sein du peloton Justin Mottier, Julien Morice, Bryan Coquard et Jonas Van Genechten. Avec 120 kilomètres à parcourir sous la pluie, la course prenait des allures de combat au long cours. Et c’est à 20 kilomètres de l’arrivée, lors de la 5e ascension du Mont Saint Aubert, que tout allait se décanter. Un groupe de costauds sortait du peloton pour revenir sur la grosse échappée du jour. «Il m’a manqué 5, 10 mètres pour les accompagner, regrette Bryan Coquard. Je ne suis pas très bien placé quand ils sortent, je fais l’effort mais suis un peu court au sommet.» De retour de blessure après un mois d’arrêt, «le Coq» est néanmoins satisfait de sa condition physique. «Les jambes tournaient vraiment bien. Malgré ma chute en début de course, je suis content de cette rentrée. C’était dur mais j’étais plein d’envie. Pour le sprint, nous avons décidé de protéger Jonas car je ne me sentais pas à l’aise. J’ai roulé sur un bidon, cela me tournait un peu autour, et puis il y avait ce virage à 500 mètres de la ligne… Non, je ne le sentais pas.»

 

A la lutte jusqu’à la dernière ascension du Mont Saint Aubert, Bryan s’écartait une fois la montée achevée. «Nous ne sommes malheureusement pas parvenus à revenir sur la tête, concédait Jonas, 16e et premier Glaz sur la ligne. Je me suis fait attraper par le froid dans la dernière heure de course et n’ai pas pris les mêmes risques que si nous étions arrivés pour la victoire. J’avais une bonne condition physique mais n’étais pas à l’aise sous la pluie. Pour être honnête, je n’ai jamais cherché à accompagner les coureurs qui sont sortis à 20 kilomètres de l’arrivée. J’étais davantage focalisé sur ma position dans le peloton, misant sur un sprint massif. Nos rôles étaient bien répartis et Bryan était, lui, prêt à sauter dans les coups.»

 

Paralysé par le froid après l’arrivée, Jonas se projetait sur le GP d’Isbergues, couru ce dimanche. «La météo s’annonce très mauvaise et j’avoue que cela fait un peu peur. Ce sera une nouvelle course très dure.» Sur les routes du Pas-de-Calais, Jonas, Bryan, Julien et Jérémy doubleront et seront accompagnés par les nouveaux arrivants Johan Le Bon, Kévin Reza et Lorrenzo Manzin, autre atout Glaz et Noir en cas de sprint massif. Grâce à leur fraîcheur, ce sont eux qui pourraient profiter des mauvaises conditions météo du jour...

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