En forme mais gourmand, Lorrenzo Manzin 6e à Bruxelles

L’apprentissage continue. Bien que dans sa 4e année professionnelle, Lorrenzo Manzin découvrait ce samedi la Brussels Classic, épreuve taillée pour les bolides de sa trempe et où le Réunionnais se présentait comme l’un des outisders pour la victoire. Très bien entouré par les Glaz et Noir dans les derniers kilomètres d’une course contrôlée par les équipes de sprinteurs, Lorrenzo a commis l’erreur de prendre la tête des opérations trop loin de la ligne, payant son audace dans les dernières dizaines de mètres d’un rush qu’il aura lancé à 350 mètres de l’arrivée.

 

«Je me suis fait avoir et j’ai commis une erreur, reconnaissait le vainqueur de la dernière étape du Tour du Limousin. Kevin (Reza) m’a parfaitement épaulé jusque dans le dernier kilomètre mais, au moment où je me suis replacé à l’avant, mon instinct m’a dit d’y aller. Je ne connaissais pas les lieux et je n’ai pas regardé les panneaux indiquant la distance qui restait à parcourir. La route était large, les panneaux peu visibles, j’étais sur ma lancée et je ne voulais pas me faire enfermer. J’ai trop souvent été gêné dans mes sprints et me suis trop posé de questions par le passé. Là, je ne m’en suis pas posée mais il aurait fallu attendre au moins 100 mètres de plus pour lancer le sprint.» Au fil du long faux-plat de l’arrivée, Lorrenzo a perdu place après place pour terminer 6e. «Face à des coureurs d’un tel niveau, j’ai payé ma faute cash. C’est dommage car j’avais le podium dans les jambes.»

 

L'équipe solide autour de lorrenzo

 

Déçu par son résultat, le sprinteur du Vital Concept Cycling Club n’en oubliait pas de souligner le travail de ses équipiers dans le final de l’épreuve belge. «Nous étions quatre dans les 50 derniers kilomètres. Patrick (Müller), Corentin (Ermenault) et Kevin ont fourni un gros boulot.» A 5 kilomètres de l’arrivée, les quatre Men in Glaz occupaient en effet les premières places du peloton aux côtés des plus grosses cylindrées du peloton international. «Les gars étaient bien présents et ont su rester groupés dans le final, insistait Jimmy Engoulvent, le directeur sportif de l’équipe en Belgique. Lorrenzo a juste perdu la roue de «la Rez’» à un kilomètre de l’arrivée et Kevin a dû marquer un temps d’arrêt pour le ramener dans les meilleurs conditions. Le point positif est que nous avons été dans le match avec les grosses écuries. C’est bien aussi d’avoir vu Lorrenzo en mesure de lancer le sprint, même si cela s’est avéré trop lointain. Je préfère le voir prendre l’initiative qu’hésiter, subir et se faire enfermer.»

 

Outre les performances de Bert De Backer et Jérémy Lecroq, pas dans un bon jour sur cette Brussels Classic, la mauvaise nouvelle du jour est la chute de Quentin Pacher, intervenue dans la zone de ravitaillement, à mi-course. Bien que râpé sur tout le flanc droit et recousu au coude avec la pose de quatre points de suture, le puncheur du Sud-Ouest ne perdait pas son sens de l’humour, sitôt sorti de l’hôpital. «J’avais une main sur mon guidon et l’autre occupée à ranger le ravito dans mes poches, détaille Quentin. Or, à cet endroit, la route était défoncée et j’ai pris un trou. J’ai perdu tout seul le contrôle de mon véhicule…»

 

Sa participation au Tour du Doubs, le 9 septembre, et au GP de Wallonie, le 12 septembre, restent en suspens. Déjà tombé au pied du Mur de Huy, en avril lors de Flèche Wallonne, le soldat Papach’ a de nouveau goûté au bitume belge pour sa deuxième chute de la saison mais ne dépose pas les armes. Avant de repartir au combat, priorité au repos et à la cicatrisation.

Nos partenaires

Vous êtes dirigeant d’entreprise et souhaitez basculer du côté glaz de la Force ? Contactez-nous sans plus attendre : tdesmasures@pce.bike / 06.32.45.28.84