Jonas Van Genechten prophète en son pays !

Voilà trop longtemps qu’il tournait autour. 6e du Championnat des Flandres vendredi dernier, 2e du GP Jef Scherens dimanche, le Wallon a débloqué son compteur ce mercredi en remportant au sprint le Circuit du Houtland, à Lichtervelde, au cœur des Flandres Belges. Au terme d’une course où les membres du Vital Concept Cycling Club auront été omniprésents, Jonas permet à l’équipe de remporter sa 8e victoire de l’année, concrétisant ainsi sa belle campagne belge. La fin de saison s’annonce palpitante !

 

Sur un parcours tout plat mais bien exposé au vent, la course disputée dans le nord-ouest des Flandres a délivré un scénario à rebondissements, avec en toile de fond une implication de tous les instants des coureurs Glaz et Noir. Jimmy Engoulvent, le directeur sportif du Club sur l’épreuve, avait distribué les cartes avant le départ et chacun a joué son rôle. «J’avais demandé à Steven (Lammertink), Tanguy (Turgis) et Justin (Mottier) de se glisser dans les coups si des échappées de 5-6 coureurs se formaient. A la mi-course, Steven est sorti dans un groupe et a anticipé les coups de bordures qui ont scindé le peloton en plusieurs parties.»

 

Tanguy Turgis en éclaireur

 

À mi-course et en deux temps, un peloton d’une grosse cinquantaine de coureurs revenait sur la tête, où l’on trouvait Bert De Backer, Tanguy Turgis, Adrien Garel, Jonas Van Genechten et, donc, Steven. À 40 kilomètres de l’arrivée, une nouvelle échappée se dessinait, avec Tanguy en son sein. «C’était parfait d’avoir Tanguy dans ce coup-là, analyse Jimmy. Il fallait absolument accompagner Keukeleire (le Belge de l’équipe Lotto-Soudal) lorsqu’il a attaqué. Il faisait parte de l’équipe favorite et nous aurions dû rouler fort pour tenter de rentrer sur la tête si nous avions eu la responsabilité de chasser. Là, avec Tanguy devant, nous avions une belle carte en cas d’arrivée en petit comité et nous étions déchargés de rouler derrière les échappés.» Ce groupe de 5 puis 4 coureurs allait compter jusqu’à 45 secondes d’avance avant de se désunir. Surpris par une accélération de Keukeleire à 10 kilomètres de l’arrivée, Tanguy lâchait prise. La course prenait une nouvelle tournure. « Keukeleire a fait une erreur car, à ce moment-là, nous avons immédiatement réagi et rebasculé sur un schéma de course que nous connaissons bien, poursuit le directeur sportif sarthois. Il fallait rentrer sur l’homme de tête et nous avions encore des hommes forts pour chasser.» Redoutable finisseur, le coureur flamand voyait revenir sur lui une tête de peloton toute Glaz… L’heure de Jonas allait sonner.

 

L'extraordinaire boulot du collectif Glaz !

 

«Savoir que Tanguy était dans l’échappée m’a soulagé, analysait le vainqueur du jour derrière la ligne d’arrivée. Je faisais le boulot pour venir casser le rythme en tête de peloton et c’était bon d’être représentés à l’avant. Ensuite, quand il a lâché, les consignes de Jimmy ont été claires. Là, ça m’a mis une charge sur les épaules…» Pas forcément à l’aise avec le fait d’être désigné sprinteur protégé au départ d’une course, «JVG» a endossé en urgence son costume de super-héros… et pris ses responsabilités. «Ce n’est pas plus mal que ce changement de scénario soit intervenu à 10 kilomètres de l’arrivée, concédait-il, finalement aux anges. Cela m’a laissé le temps de me remettre dedans et les gars ont fait un extraordinaire boulot. Dans un premier temps, Bert et Steven se sont mis à la planche, puis Adrien a assuré dans le final pour nous permettre de rentrer sur Keukeleire à 20 mètres de la ligne. Calé dans la roue de De Buyst (finalement 2e), j’ai eu un peu peur d’être enfermé puis ai fait l’effort aux 200 m. Je voyais que j’étais le plus rapide mais, en franchissant la ligne, j’ignorais si j’avais gagné. Je jette mon vélo mais, avec le tremblement dû aux pavés, je ne savais pas…» La photo-finish confirmait les (bonnes) sensations du sprinteur wallon. Jonas remportait avec brio cette course classée UCI 1.1, deux ans après son dernier succès conquis sur les routes de la Vuelta.

 

Un Jonas libéré pour la fin de saison !

 

«C’est un soulagement pour tout le monde au sein de l’équipe, lâchait celui qui avait empilé 6 Top 10 depuis fin juillet. Ces dernières semaines, tout le monde est hyper motivé et c’est primordial sur les courses de fin de saison. Depuis le stage que le Club a effectué en Corrèze au mois de juillet, nous sommes dans une super dynamique. Au sein du groupe, tout le monde est solidaire et impliqué, prêt à courir les uns pour les autres, ensemble et pour le bien de tous. Cela a mis un peu de temps à se mettre en place mais quoi de plus normal lorsqu’une équipe naît à peine ?»

 

À 32 ans – il les a fêtés dimanche dernier – Jonas remporte sur ses terres la 8e victoire de sa carrière. Ancien vainqueur notamment du GP de Fourmies, de la Course aux Raisins à Overijse, d’une étape du Tour de Pologne et, donc, d’une étape du Tour d’Espagne, le Gentleman pédaleur a fait sauter la banque avec classe, à l’image du bonhomme qu’il est dans la vie. Le voici sur orbite pour la fin de saison, où il lui reste quatre courses à disputer. «Le compte à rebours avait un peu débuté et j’avais hâte d’en gagner une, reconnaît-il en arborant un sourire qui le quitte rarement. Désormais, je suis libéré et super motivé pour faire les dernières courses à bloc. Peu importe si c’est moi le leader ou un autre. L’essentiel est que l’on soit bien ensemble et que l’on garde cette envie qui nous anime.»

 

Motivation, envie, dynamique… et désormais confiance au top. Les Glaz et Noir ont beaucoup à gagner d’ici la fin de saison. Avec, dans un coin de la tête, l’objectif de 10 victoires fixé par leur encadrement en début d’année !

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