La délivrance Coquard !

La délivrance Coquard !

 

Après trois étapes où les Men in Glaz n’auront pas réussi à lutter pour la victoire, le succès décroché par Bryan Coquard au Portel est venu récompenser le travail accompli par l’ensemble du club, mobilisé autour de son leader. Entamé par le déclassement du sprinteur maison à l’arrivée de Condé-sur-L’Escaut, ces 4 Jours de Dunkerque ont offert au «Coq» sa 3e victoire depuis le début de la saison, la 8e du Vital Concept – B&B Hotels en 2019.

 

Dans les Monts du Boulonnais, sur un parcours beaucoup plus exigeant que ceux des trois étapes précédentes, les cinq équipiers du sprinteur nazairien ont épaulé Bryan jusqu’à la dernière difficulté du jour, la Côte de St-Etienne-au-Mont, escaladée pour la 4e fois. Là-haut, à moins de sept kilomètres de l’arrivée, le Coq bondissant avait sauté dans la roue du Belge Keukeleire et du Néerlandais Teunissen, sortis du peloton pour tromper la vigilance des derniers sprinteurs encore en course pour la victoire. «J’ai passé deux trois ou trois relais, confiait Bryan à l’heure du débriefing, mais ce n’étais pas à moi, relégué loin au classement général, d’en faire beaucoup. Quand j’ai vu que nous ne parvenions pas à faire le break sur ce qu’il restait du peloton, j’ai préféré me relever et miser sur le sprint.» Bien lui en a pris. Dans les faux-plats descendants vers la ville côtière du Portel, les deux derniers fuyards étaient repris et Bryan profitait d’un terrain à sa convenance pour devancer sur la ligne d’arrivée Clément Venturini et Mike Teunissen, nouveau leader de l’épreuve, à deux jours de l’arrivée finale à Dunkerque.

 

«C'est vraiment une belle journée !»

 

Face à la presse, le sourire aux lèvres mais sans euphorie, le vainqueur du jour confiait avoir construit ce succès sur les déceptions des jours précédents. «Nous n’avons pas été assez bons collectivement pour jouer la gagne ces trois derniers jours, concédait-il sans fard. J’ai fait un demi-sprint le premier jour et je n’ai pas pu me mêler à la lutte ces deux derniers jours. Nous étions tous très déçus mais savions que le profil des étapes à venir allaient davantage nous convenir. Aujourd’hui, j’ai vu une équipe Vital Concept – B&B Hotels très mobilisée autour de moi. L’important était de bien me placer au pied de la principale difficulté du circuit afin que cela soit plus facile pour moi. Tout le monde a été aux petits soins pour moi et c’est une belle journée collective qui se termine. J’ai toujours été bien épaulé et j’ai su conclure le travail, différemment de d’habitude, mais quel plaisir… J’ai gagné en puncheur. J’aime ces circuits avec des difficultés courtes, raides, et je savais que ma condition physique était bonne. J’ai prouvé à mes coéquipiers et à l’ensemble du club qu’ils avaient eu raison de me faire confiance. Hier soir à table, le grand (Julien) Morice, mon ami dans la vie et mon collègue de chambre, m’a dit que je pouvais gagner n’importe où… C’est vraiment une belle journée !»

 

Entouré de Corentin Ermenault, Jonas Van Genechten, Maxime Cam, Arnaud Courteille et de son acolyte «Momo», Bryan avait une pensée pour Jimmy Turgis, contraint à l’abandon après sa fracture de la clavicule, sur la 2e étape. Interrogé sur la pénalité de 30 secondes dont il a hérité dès le premier jour, le «Coq» gardait la tête froide, conscient d’avoir perdu gros sur décision des commissaires de course mais l’esprit déjà tourné vers l’étape du Mont Cassel, samedi. «C’est rageant d’avoir pris cette pénalité dès le premier jour, bien avant le dernier kilomètre. Il n’y avait rien de méchant et j’ai l’image d’un coureur assez cool dans le peloton. Cette sanction a anéanti mes chances de victoire au général mais la course n’est pas finie. Demain, l’étape du Mont Cassel me convient bien aussi. L’an passé, j’avais dû abandonner car j’étais malade, en 2016 je termine 2e et prends le maillot de leader alors que l’année précédente, j’y ai perdu la tête du classement général. J’ai à peu près tout connu à Cassel et j’espère que demain sera une nouvelle journée positive.»

 

Les Men in Glaz gardent le cap

 

A 27 ans, Bryan Coquard a glané au Portel son sixième succès sur les 4 Jours de Dunkerque, une épreuve qu’il a remportée en 2016. Il s’agit de sa 39e victoire chez les professionnels et, s’il ne nourrit aucun espoir au classement général, pourrait se ruer sur une 40e rugissante grâce au soutien de ses coéquipiers et du staff entier. Avec les 4 succès décrochés par Lorrenzo Manzin depuis le début de l’année, la victoire de Patrick Müller sur la Limburg Classic et ces trois bouquets du Coq en 2019, les Men In Glaz sont réguliers et performants. Ils touchent les dividendes d’un travail au quotidien et d’une volonté jamais démentie, en dépit des obstacles et des coups durs. Alors qu’Arthur Vichot se remet d’un virus, que Kris Boeckmans et Jimmy Turgis pansent leur clavicule fracturée et que Cyril Gautier s’est cassé le coude ce vendredi en chutant à l’entraînement, les Glaz ne relâchent pas leurs efforts. A Dunkerque ou au Tour d’Aragon, où Adrien Garel et Pierre Rolland ont terminé dans un groupe de tête de 19 coureurs, le Club garde le cap !

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