Le Gévaudan sans pitié, Quentin Pacher 9e

Course très éprouvante, ce dimanche, sur les ensoleillées routes de la Lozère. Parti sur un rythme très élevé, le Tour du Gévaudan a vite livré son verdict et laissé les hommes forts en tête de course.

 

«Le vent était favorable dans les premiers kilomètres, note Didier Rous, le directeur sportif du Vital Concept Cycling Club dans les Cévennes. Arnaud (Courteille) a fait partie des premiers attaquants dès la sortie de Mende, puis Maxime (Chevalier) a lui aussi tenté sa chance.» Cinq coureurs parvenaient à s’extraire du peloton et provoquaient la réaction des Direct Energie, décidés à durcir la course. Après 50 kilomètres, le Col de Finiels opérait la sélection et 9 coureurs basculaient en tête. Quentin Pacher, le Glaz le plus alerte ce dimanche, opérait la jonction quelques kilomètres plus loin.

 

«Cette course, bien que classée 1.2, est vraiment difficile, soulignait Quentin après avoir franchi la ligne d’arrivée en 9e position. Le profil parle de lui-même : 2600 mètres de dénivelé positif et la Montée Jalabert à escalader deux fois.» C’est dans cette côte de la Croix-Neuve, à la sortie de Mende, que Quentin a vu ses chances de briller s’évanouir. Devant, les coureurs les plus en forme s’isolaient. «Je savais que je serais un peu court dans la montée, reconnaît «Papach», de retour à la compétition mercredi dernier après deux semaines et demi loin des pelotons. J’ai tâché de gérer la montée et la suite.» Derrière, la course était pliée et les Glaz se contentaient de suivre à distance. «J’ai d’abord récupéré Tanguy (Turgis) qui vivait un jour sans, explique Didier Rous. Ensuite Yoann (Bagot), Maxime et Patrick, qui était enrhumé. Au final, seuls Arnaud et Quentin terminent mais il n’y a pas de regrets à nourrir. Sur ce type de courses et en particulier dans la Côte de la Croix-Neuve, c’est une histoire de jambes.»

 

«J'ai hâte de recourir»

 

Quentin, lui, se livrait à une analyse lucide de la course : «Aujourd’hui, il ne fallait pas se faire piéger et être particulièrement vigilants. Nous étions deux équipes Continentale Pro au départ, dont deux qui sortaient d’un solide enchaînement de courses en Italie. Pour le coup, la course a été limpide. Il fallait être bien placés dans le Col de Finiels et accompagner le coup car, ensuite, toutes les équipes intéressées par la victoire étaient représentées à l’avant. Les routes empruntées, en faux-plat ou dans les gorges avec vent de face, ne permettaient plus au peloton de rentrer. Au final, je suis content de terminer une course pour la première fois depuis le GP de Plouay, fin août. Mercredi, pour ma reprise au Houtland, j’avais crevé au moment où les bordures se créaient. Cette fois, c’était différent et j’ai hâte de recourir, dès jeudi en Belgique. Il me reste deux semaines avant la fin de saison et je suis très motivé pour bien finir.»

 

Quentin sera en effet au départ de l’exigeante Famenne Classic, avant d’enchaîner avec Paris-Bourges et Paris-Tours. Il reste quelques occasions de briller au puncheur du sud-ouest !

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