Les Glaz en prolongations

Les Glaz en prolongations

 

Dans le sillage de leur leader Bryan Coquard et alors que le Club prépare activement sa troisième année d’existence, ils seront nombreux à poursuivre l’aventure au sein du B&B HOTELS - VITAL CONCEPT en 2020.

 

 

L’homme que l'on nomme «Papach» est le onzième coureur à prolonger au sein du VITAL CONCEPT - B&B HOTELS. Puncheur infatigable, talentueux et bagarreur, le Périgourdin installé à Toulouse a franchi un cap chez les Men in Glaz et sera encore un pilier du Club ces deux prochaines saisons. Hyper régulier sur les courses les plus exigeantes du calendrier international, Quentin Pacher, 27 ans, mise sur la stabilité pour poursuivre sa progression au plus haut niveau.

 

«Il s'est créé une telle émulation au sein du groupe qu'il m'apparaît inconcevable de le quitter, confie le 6e des derniers Championnats de France. Humainement, tant avec les coureurs qu'avec le staff, nous vivons quelque chose de remarquable et le projet évolue dans le bon sens. Notre façon de concevoir le vélo, la dynamique sportive qui nous pousse à courir si groupés, soudés autour d'un leader ou d'objectifs définis, me convient parfaitement. Nous ne cessons de grandir et j'ai bon espoir de courir mon premier Grand Tour l'an prochain, et pourquoi pas le plus beau.»

 

Après avoir répondu aux attentes la saison passée, décrochant notamment un succès au Tour de Savoie Mont Blanc, Quentin a ouvert ses ailes en 2019. «Grâce au recrutement effectué l'hiver dernier, je me sens davantage libre de prendre mes responsabilités, de me lancer à l'offensive. Des coureurs comme Pierre (Rolland) ou Cyril (Gautier) me font progresser et m'incitent à être plus entreprenant. Si je n'en tire pas bénéfice personnellement, cela sert les intérêts de l'équipe. Vu notre effectif et le programme proposé, chacun a sa chance, les opportunités existent. J'ai vécu des émotions fortes aux Championnats de France car ce n'est pas tous les week-ends que tu joues la gagne sur une course avec un tel enjeu. J'avais déjà eu d'aussi bonnes jambes, notamment sur l'Amstel Gold Race l'an passé, et je sais désormais à quel niveau je me situe. Cette prolongation de contrat m'offre la stabilité dont j'ai besoin pour continuer à évoluer, au sein d'un groupe où franchise et sens du sacrifice sont des valeurs fortes et partagées. Nous savons nous dire les choses et nous mettre à nu, sans rancœur ni arrière-pensée. C'est rare et précieux.»

 

 

 

Que 2019 s’achève le plus vite possible pour Johan Le Bon… et que 2020 commence sous de meilleurs auspices ! Le rouleur de Lannion vient de vivre une saison noire marquée par une opération de l’artère iliaque bientôt suivie d’une nouvelle intervention chirurgicale pour la même pathologie, mais «Jojo» sera toujours Glaz en 2020. Revenu à la compétition en juin dernier après une convalescence de six mois, le Costarmoricain souffre encore de sa jambe gauche et sera de nouveau opéré à Lyon, jeudi 10 octobre.

 

En dépit de ce nouveau coup d’arrêt, le jeune homme de 29 ans parvient à se réjouir du challenge qui l’attend pour sa douzième saison professionnelle. «J’aurais pu m’arrêter là car cette souffrance est dure à accepter mais Jérôme (Pineau) et Didier (Rous) m’ont aidé à réaliser que je ne pouvais pas rester sur un échec. Les médecins m’ont diagnostiqué une deuxième endofibrose à la même jambe, chose extrêmement rare, mais je ne veux pas que l’on se souvienne de moi comme d’un coureur parti sur blessure. Je serai a priori de retour en course à la mi-mars et je veux rendre au Club ce qu’il m’a apporté. En très peu de temps, l’équipe a été opérationnelle et capable de participer à de très belles courses, elle a su attirer de grands noms l’hiver passé et cela a tiré tout le monde vers le haut. Nous vivons une belle aventure ensemble, dans une super ambiance, avec les bonnes personnes et une identité qui nous est propre. Un grand Tour nous aiderait à le faire savoir encore plus largement et à valider le projet. En deux saisons, nous avons déjà vécu des moments forts comme la première victoire de Bryan en Glaz, à Oman. Je rêve d’en vivre de nombreux autres mais, avant cela, je vais tâcher de prendre mon mal en patience…»

 

 

 

Promis, Julien Morice n’est pas celui qui se cache dans le costume de notre mascotte au départ des courses. Il n’en reste pas moins qu’à l’instar de la très populaire mouette Glazic, le Vannetais de 28 ans est un véritable symbole du VITAL CONCEPT - B&B HOTELS. Premier vainqueur Glaz de l’histoire, dès janvier 2018, le solide rouleur breton est un pilier du Club et c’est tout naturellement qu’il le restera encore au moins deux ans. Depuis son succès sur le prologue du Tour de Sharjah -sa première victoire professionnelle- Julien n’a cessé d’endosser l’habit du coéquipier modèle, qui lui sied si bien. Après cinq années chez les pros, « Momo » sait ce qu’un collectif peut attendre de lui et s’affirme chaque saison un peu plus comme un meneur naturel.

 

«Cela fait un moment que j’ai arrêté de grandir mais c’est avec grand plaisir que j’accompagne le Club dans son évolution, sourit le grand Morice, si heureux d’évoluer dans une équipe basée à quelques kilomètres de son domicile. Je me sens très bien au sein de ce groupe et mon rôle d’équipier me convient parfaitement. Je gagne en expérience, ma voix porte auprès des plus jeunes et je n’hésite plus à m’exprimer lorsque j’ai un message à faire passer. L’hiver dernier, le recrutement nous a permis de prendre de l’envergure dans le peloton international mais nous devons encore progresser dans la hiérarchie mondiale. Cette année, nos recrues ont souffert de pépins physiques simultanément et cela nous a handicapés, mais nous sommes plus performants qu’en année 1. Nos automatismes fonctionnent beaucoup mieux et, une fois la malchance derrière nous, chacun pourra apporter ses qualités et son expérience la saison prochaine. L’équipe fait envie, elle est respectée et nous sommes tous capables de nous sacrifier les uns pour les autres. Nous avons notre place sur les plus grandes courses du Monde.»

 

 

 

 

Son apprentissage du monde professionnel n’est pas terminé et c’est chez les Men in Glaz qu’Adrien Garel le poursuivra en 2020. A 23 ans, l’ancien sociétaire du VCP Loudéac en finit avec ses deux premières saisons dans le grand bain et a signé pour une année supplémentaire au sein du VITAL CONCEPT – B&B HOTELS. Le Francilien installé en Ille-et-Vilaine a les qualités pour devenir une pièce importante du collectif breton. «Je suis heureux de la confiance que me portent Jérôme (Pineau) et l’ensemble du Club, confie celui qui a notamment découvert Paris-Roubaix et le Tour des Flandres sous le maillot Glaz. Je suis très heureux de rester dans un groupe où l’ambiance est excellente et dont le niveau augmente chaque année. L’arrivée, l’hiver dernier, de Pierre Rolland, Cyril Gautier, Arthur Vichot et Jimmy Turgis a amené beaucoup d’expérience et fait grandir le Club. A moi de devenir, à force de travail et de sérieux, un bon équipier afin de les épauler là où je peux m’exprimer le mieux.»

 

Pour y parvenir et devenir un élément majeur, notamment sur le front des classiques, l’ancien champion d’Europe du scratch a fait le choix de délaisser la piste cet hiver. «J’ai besoin de beaucoup travailler pour arriver en forme tôt la saison prochaine. Je veux être performant sur les premières courses de l’année et les classiques flandriennes. Or, courir simultanément sur la piste et la route m’a coûté trop d’énergie ces deux dernières saisons. J’aimerais viser la prochaine olympiade, avec Paris 2024 en point de mire, et les modifications du calendrier international, avec les principales échéances sur piste désormais disputées l’été, devraient m’y aider. Avant cela, je consacrerai mon année 2020 à la route. Le haut-niveau l’exige et ce n’est pas une marche, mais un escalier, que je dois gravir pour atteindre le niveau où je veux évoluer !»

 

 

Comme ses compatriotes Jonas Van Genechten et Kris Boeckmans, le Belge Bert De Backer, 35 ans, prolonge son contrat au sein du VITAL CONCEPT - B&B HOTELS. Véritable guide des troupes bretonnes sur les pavés du Nord, le doyen du Club s’est engagé pour une année supplémentaire et se réjouit de poursuivre l'aventure sous le maillot Glaz.

 

«J’ai conscience d’occuper une place à part entière dans ce groupe et je suis honoré de pouvoir continuer à en être un capitaine, confie le charismatique Flamand. En Janvier dernier, je me demandais si 2019 serait ma dernière saison, si j’aurais assez de ressources pour prolonger ma carrière… La réponse est venue d’elle-même : j’ai la même passion pour le cyclisme qu’à mes débuts professionnels et je veux transmettre cette envie aux plus jeunes.» Rompu aux conditions météo humides et ventées qui règnent souvent sur les classiques flandriennes, «BDB» a un message pour ses coéquipiers. «C’est parfois dans ces conditions difficiles que l’on trouve l’opportunité de tirer son épingle du jeu, en bouleversant les schémas pour créer la surprise.»

 

Présent au sein du Club depuis les débuts de l’histoire Glaz, l’imposant De Backer concède avoir été surpris par la vitesse à laquelle le projet s’est développé. «Lors de notre premier Het Nieuwsblaad, après seulement deux mois d’existence, nous donnions déjà l’impression d’être une équipe rodée, parfaitement équipée. Un mois plus tard, Bryan gagnait son premier sprint à Oman grâce à un très gros travail collectif… Ce sont des moments que je n’oublierai pas.» 20e de Paris-Roubaix au printemps dernier (son 4e Top 20 sur l’épreuve), il souhaite encore briller sur les pavés du Nord en 2020. «Cette année, j’ai voulu assurer un résultat pour le Club. J’espère pourvoir réaliser une course plus offensive l’an prochain !» Monsieur Paris-Roubaix disputerait alors son 11e Enfer du Nord…

 

 

A 24 ans, Jérémy Lecroq dispose encore d’une belle marge de progression. Talentueux, rapide et à l’aise dès qu’il s’agit de frotter dans les fins de courses, le Francilien désormais installé à Reims a vu son contrat chez les Men in Glaz prolongé jusque fin 2020. Au terme d’une saison marquée par les chutes et blessures, il sait qu’il lui reste beaucoup à prouver. «J’ai entendu le message, concède le vainqueur du GP de Lillers 2018. Avec cette année de contrat supplémentaire, j’ai l’opportunité de prouver que je peux faire les choses bien et mettre en application ce que j’ai appris ces deux dernières saisons. Pour être performant à haut-niveau, je n’ai pas le droit de me reposer sur mes lauriers.»

 

Intégré à un collectif expérimenté et efficace, Jérémy compte bien poursuivre sa mue et gagner en régularité. «Au sein du VITAL CONCEPT - B&B HOTELS, j’ai appris à me sacrifier pour un leader alors qu’au début de ma carrière, je courrai pour obtenir des résultats en disputant les sprints. Chaque final est différent et emmener un leader pour le placer au mieux à l’entame du sprint demande beaucoup d’apprentissage. Cette saison, j’ai fait le constat qu’il me fallait modifier pas mal de choses pour continuer à progresser. Je devais repartir sur de nouvelles bases.»

 

Taillé pour les Classiques du Nord, le solide routier-sprinteur est tombé amoureux de Paris-Roubaix et fera tout pour dompter un jour la Reine des Classiques, son rêve absolu. «Evoluer au sein du Club m’a permis de découvrir le Tour des Flandres et l’Enfer du Nord. Depuis, je n’ai qu’une envie : y retourner et y être le plus performant possible. Dans cette équipe, j’ai une opportunité à saisir sur ce type de courses.» Artisan de la victoire d’étape de Bryan Coquard à l’Arctic Race of Norway en août dernier après un dernier kilomètre de haut standing, Jérémy n’a rien perdu de son talent et garde confiance en ses (gros) moyens. Les Men in Glaz aussi !

 

 

 

 

Premier Belge à prolonger en Glaz, Jonas Van Genechten s’est engagé jusqu’à fin 2021 avec le B&B HOTELS - VITAL CONCEPT. A 33 ans, le coureur originaire du Hainaut a souffert du genou gauche au cours de l'été mais sera apte à apporter son savoir-faire et sa pointe de vitesse ces deux prochaines saisons. Vainqueur du Circuit du Houtland l’an passé, «JVG» est un compagnon de route apprécié et régulier au plus haut niveau.

 

Ancien vainqueur d’étape sur la Vuelta ou le Tour de Pologne, le gentleman pédaleur se sent bien chez les Bretons. «Je suis super heureux de continuer dans cette équipe, sourit Jonas. Avoir assisté à la naissance du Club a été une très belle expérience, cela a créé des liens forts et c’est quelque chose à vivre une fois dans sa carrière. Il faut du temps pour qu’une structure comme celle-ci mûrisse mais cette deuxième saison a prouvé que chacun savait apprendre, s’adapter et apporter sa touche. En course comme en stage, on sent un bien-être, une motivation partagée par tous… Continuer chez les Glaz coulait de source.»

 

Coureur se définissant lui-même comme «passe-partout et leader de rechange lorsque la situation l’impose», le Belge se projette vers l’avenir avec optimisme. «A titre personnel ou lorsque Bryan conclut la journée par une victoire, que c’est bon de voir le travail de tout un groupe récompensé… Cela se poursuivra dans les années à venir. Avec les leaders dont nous disposons et les futures recrues, le Club va encore franchir un palier la saison prochaine !»

 

 

Breton de Landerneau, Maxime Cam sera encore Glaz ces deux prochaines saisons. Arrivé au sein du VITAL CONCEPT – B&B HOTELS après avoir évolué au sein du VCP Loudéac, le puncheur de 27 ans a prouvé que sa place était bel et bien parmi les rangs professionnels. Performant dès le début de saison sur la Tropicale Amissa Bongo, «Max Cam» s’est montré précieux et régulier tout au long de l’année. 3e du classement final du Kreiz Breizh Elites, il garde en mémoire la performance collective du Club sur le Tour de Bretagne.

 

«La victoire finale de Lorrenzo Manzin restera l’un des moments marquants de ma saison, confie le Finistérien. Ce type de succès nous ressemble, l’équipe est opportuniste et n’hésite pas à tenter des coups dès que l’occasion se présente. Je n’avais jamais connu cela. Elaborer des stratégies ambitieuses et audacieuses permet de repartir de l’avant, de refaire surface très vite après un jour sans, par exemple. Parfois, c’est un peu osé, comme lors de l’échappée de Pierre (Rolland), Arthur (Vichot) et Cyril (Gautier) au Tour du Haut-Var mais, lorsque ce type de tentatives ira au bout, ce sera vraiment fou !

 

Arriver au sein du Club en même temps que ces grosses recrues était un peu intimidant, j’avais un peu d’appréhension en revenant chez les pros mais tout le monde m’a rapidement mis à l’aise. Je savais à quoi m’attendre, je me suis préparé en conséquence, mon niveau du début de saison m’a mis en confiance, tout s’est bien enchaîné et j’ai pu rapidement prendre du plaisir sur tous les terrains. Je n’avais jamais vécu une spirale aussi positive chez les pros. Au sein du groupe, je sais ce que j’ai à faire et cela me permet de continuer à progresser. La saison prochaine, j’espère décrocher ma première victoire professionnelle et faire en sorte que le Club puisse compter sur moi en toutes circonstances.»

 

 

 

 

 

Autre Belge à prolonger son engagement avec le VITAL CONCEPT - B&B HOTELS, Kris Boeckmans vivra sa onzième saison dans le peloton professionnel et sera encore une pièce maîtresse aux côtés de Bryan Coquard en 2020. A 32 ans, le Belge est rompu aux exigences des arrivées groupées et apprécie son rôle de poisson-pilote chez les Men in Glaz.

 

«Je suis heureux d’emmener Bryan le plus loin possible jusqu’à la ligne et de le voir lever les bras régulièrement, confie l’Anversois. Ce boulot me va bien et la reconnaissance que j’en tire fait la différence. Au sein du club, on sait me féliciter quand le boulot a été bien fait. Un mot, un geste, c’est normal mais c’est toujours plaisant. J’ai aussi des occasions de jouer ma carte personnelle et je parviens à les saisir lorsqu’elles se présentent.»

 

5e de Halle-Ingooigem l’an passé, 6e du GP de l’Escaut cette année et échappé sur Paris-Roubaix jusqu’à une crevaison qui lui fut fatale dans la Tranchée d’Arenberg, « Boeckie » fait partie des coureur solides, fiables, sur lesquels le collectif Glaz peut s’appuyer du début à la fin de la saison. Il a prolongé l’aventure d’un an et se laisse la liberté de poursuivre sa carrière au-delà de 2020 si le cœur lui en dit. Pas épargné par la malchance depuis ses débuts chez les pros, celui qui a accueilli un petit Alec dans son foyer en début d’année vit sa vie de papa cycliste disponible et épanoui.

 

 

 

 

Néo-professionnel l’année passée pour les débuts de l’aventure du Vital Concept Cycling Club, Justin Mottier en termine avec une deuxième saison compliquée sur le plan physique. Mais une carrière ne se bâtit pas sur deux ans et le Mayennais sera encore parmi les Men in Glaz en 2020. 3e de la Route Adélie en 2018, artisan de la victoire finale de Lorrenzo Manzin au Tour de Bretagne au printemps dernier, l’ancien sociétaire du VCP Loudéac se réjouit de prolonger l’expérience au sein du Club breton.

 

«J’ai conscience d’avoir de la chance de poursuivre l’aventure, confie le boute-en-train de 26 ans. Ma deuxième saison n’a pas été à la hauteur et cela m’a fait beaucoup réfléchir. Je ne suis pas à mon niveau et je dois reprendre les fondamentaux. L’an prochain, je serai deux fois plus motivé pour rendre au Club ce qu’il m’offre. Toute l’année, c’est un plaisir d’aller sur les courses et de recevoir la considération de coureurs comme Pierre Rolland et Cyril Gautier, que j’ai eu l’honneur d’épauler cette année et qui savent dire « merci » ou parler franchement. J’aimerais continuer d’apporter des choses positives au groupe tout en hissant mon niveau. Le cyclisme professionnel ne tolère aucun relâchement, chaque détail compte et, si on l’oublie, la confiance peut vite s’envoler… Or, c’est l’élément le plus important et, pour être utile et donner satisfaction, je dois la retrouver.»

 
Premier d’entre eux, Kévin Reza sera, ces deux prochaines années encore, un soutien de taille dans l’approche des sprints massifs. «La Rez» a trouvé chez les Men in Glaz un esprit Club qui lui va bien. «Cette équipe m’apaise car elle me ressemble, confie le Francilien de 31 ans. Elle a ses moments de doute, subit des coups mais ne lâche rien et se relance, comme moi. La saison passée, j’avais besoin de retrouver mes marques mais j’ai connu des soucis physiques qui m’ont empêché de reprendre confiance. Cette année, j’ai compris ce que le Club attendait de moi et je m’épanouis dans ce rôle. Je pense plus collectif qu’auparavant et c’est une vraie chance d’être au service de Bryan. Chaque fois qu’il lève les bras, c’est une satisfaction personnelle. Dans les kilomètres qui précèdent l’arrivée, tout n’est pas encore parfaitement huilé mais nous commettons de moins en moins de fautes.»
 
A la recherche de son premier succès chez les professionnels, Kévin se montre philosophe et sait que son rôle de lanceur réduit ses chances de lever les bras. «Je ne pensais pas ainsi voilà deux ans mais j’ai compris que ma mission allait au-delà du simple résultat. Un jour, peut-être, je saurai créer la situation, l’opportunité qui me permettra de jouer ma carte personnelle mais j’ai une autre responsabilité. Sans être un capitaine de route à proprement parler, je dois montrer l’exemple. J’ai parfois des mots durs et me montre exigeant mais c’est pour tirer tout le monde vers le haut. Aujourd’hui, en course, le Kevin blagueur et décontracté n’existe plus. Mon niveau de concentration est bien plus élevé, je ne me disperse plus car j’ai conscience que nous avons le potentiel de décrocher de très belles victoires. Interdit de laisser passer la moindre occasion. Cela nous demande plus de vigilance, je finis les courses plus fatigué qu’avant car c’est dur nerveusement, mais le jeu en vaut la chandelle. Le Club a trouvé son identité, avec deux fronts aux spécificités bien différentes. Il nous manque encore un peu de confiance mais nous sommes partis d’une feuille blanche voilà deux ans. En 2020, les planètes vont s’aligner et cette troisième saison sera la bonne.»

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