Patrick Müller, Glaz en solo sur le Tour de Romandie

Paede Müller, Glaz en solo sur le Tour de Romandie

 

En conclusion d’une première partie de saison riche et prometteuse (il a notamment remporté le Tour du Limbourg, sa première victoire professionnelle), le jeune Suisse (23 ans) du Vital Concept – B&B Hotels disputera de mardi à dimanche le Tour de Romandie, épreuve World Tour courue sur son sol national. Pendant six jours, il troquera le Glaz et Noir pour le maillot à la croix helvétique, auquel il reste profondément attaché.

 

  • Patrick, voilà une belle façon de fêter la fin des classiques de printemps…

Oh oui ! Tout jeune coureur suisse rêve de participer un jour au Tour de Romandie ou au Tour de Suisse. J’ai des souvenirs d’enfant quand je songe à cette épreuve. La victoire de Wiggins au sprint l’année où il gagne le classement général, les victoires à répétition d’Albasini et mes propres expériences dans les environs, chez les jeunes… Depuis trois jours, j’y songe et j’ai hâte de redécouvrir les routes de cette partie du pays où l’on parle Français. La dernière course à étapes suisse à laquelle j’ai participé était le Tour du Pays de Vaud, une épreuve Juniors qui se déroulait dans la région. J’y reviens avec grand plaisir, cinq ans après.

  • C’est rare de voir un coureur membre d’une équipe Continentale Professionnelle revêtir son maillot national en dehors des grands Championnats internationaux.

Dès cet hiver, avec le club, nous avons discuté de l’opportunité de disputer cette épreuve pour le compte de l’équipe nationale. C’est toujours un honneur pour moi de revêtir le maillot de ma sélection et il se trouve que le Tour de Romandie s’intègre bien dans la programmation de ma saison. Je sors d’un enchaînement Flèche Brabançonne (19e) - Amstel Gold Race (50e)- Liège-Bastogne-Liège (Abandon) très exigeant et le Tour de Romandie sera ma dernière course avant une coupure qui me permettra de basculer vers la deuxième partie de saison. Je suis encore motivé même si je ne me suis pas encore projeté sur la semaine qui s’annonce.

  • En mars, tu as participé à Paris-Nice, ta première course par étapes au niveau World Tour. A quoi t’attends-tu en Romandie ?

Ce sera à peu près le même niveau de participation, très relevé, La concurrence et la vitesse seront celles du plus haut niveau mondial, comme à Liège dimanche ou sur Paris-Nice en début de saison. Le Tour de Romandie est une belle opportunité de me confronter au top-niveau pendant une semaine, sur des routes exigeantes mais qui me plaisent. Je poursuis mon apprentissage et courir ici sous le maillot de l’équipe suisse, a une saveur particulière.

  • Ton histoire avec ta sélection nationale est déjà riche. En quoi porter le maillot rouge et blanc est-il si gratifiant ?

J’ai une relation privilégiée avec Danilo Hondo, le sélectionneur national que je côtoie depuis ma première année Espoirs, lorsqu’il est arrivé au poste d’entraîneur national. Il m’a beaucoup appris et a su créer un formidable projet autour de la sélection. Il sait comment fédérer un groupe et s’adresser aux coureurs. Aux Mondiaux, l’an passé, nous avons vu combien cela portait ses fruits (le Suisse Hirschi s’est imposé, grâce notamment à un travail colossal de Patrick, 9e à l’arrivée). Je suis en contact avec Danilo tout au long de la saison, même en dehors des échéances avec la sélection, dans les bons et les moins bons moments. Cette semaine, je serai le benjamin de l’équipe et, si je connais tous mes futurs coéquipiers, j’ai rarement couru avec eux. Je me réjouis d’évoluer à domicile, de parler de notre pays, de courir devant notre public.

  • Le profil de ce Tour de Romandie te convient-il ?

Je n’ai pas encore étudié le parcours en détails mais l’épreuve est traditionnellement montagneuse et, si je ne me considère comme un pur grimpeur, nous avons axé mon entraînement sur davantage de travail dans les longues ascensions cette année. Depuis le recrutement de coureurs comme Pierre (Rolland) et Cyril (Gautier), le club veut se hisser à leur niveau et cela impose de progresser en montagne. Cette saison, les classiques flandriennes ne figuraient pas à mon programme et j’ai fait davantage de courses avec du dénivelé, à Oman, en Drôme-Ardèche, sur Paris-Nice ou les Ardennaises. J’aime les profils de ces courses mais, pour être honnête, j’aime le vélo dans son ensemble, où que ce soit. Je veux être capable de répondre présent dans le final des plus grandes courses du Monde. J’affectionne les courses d’un jour mais je prendrai ce qui se présente, sur le plat ou en montagne, dans les classiques ou les grands Tours.»

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