Pierre Rolland, back in business !

Pierre Rolland, back in business !

 

Remis d’une double fracture au poignet, conséquence de sa chute sur la Classic de l’Ardèche, le grimpeur de 32 ans fera son retour à la compétition au Tour du Yorkshire, à partir de jeudi. Après deux mois -jour pour jour- loin des pelotons, l’Orléanais a hâte d’épingler à nouveau un dossard sur son maillot Glaz et Noir.

 

  • Dans quel état d’esprit abordes-tu ce retour à la compétition ?

Avec beaucoup d’envie et la joie de retrouver mes coéquipiers après les avoir suivis depuis le canapé ces dernières semaines. Nous avons la chance que le cyclisme soit très bien exposé médiatiquement, avec de nombreuses retransmissions TV. Je suis passionné par mon sport et j’ai pu assister à de belles choses en regardant les classiques mais il est temps de repasser de l’autre côté, de revenir à ce que j’aime le plus : courir.

 

  • Depuis le début de ta carrière, tu n’avais jamais été éloigné des pelotons pendant si longtemps…

Au cours des deux derniers mois, je suis passé par plusieurs phases. D’abord, le déni au soir de ma chute, quand j’ai tenté de me convaincre que, malgré la douleur, ma blessure n’allait pas être si grave. Puis une nouvelle phase de déni après les résultats du scanner qui ont mis en lumière ma double fracture. Je pensais que cela se rétablirait en quelques semaines mais les médecins et ma propre douleur au quotidien m’ont rappelé à l’ordre. En constatant la gravité de ma blessure et le handicap qu’elle me causait, je suis allé de déceptions en déceptions, constatant que pour un cycliste, un poignet cassé est très, très problématique. La phase d’acceptation est arrivée assez tard, quand j’ai commencé à pouvoir reprendre le vélo sur route. Je vis dans une région où les routes sont heureusement plates et très bien entretenues. J’ai pu, en plus de mon travail en salle et mes exercices de kiné pour la rééducation, remonter sur le vélo en toute sécurité et anticiper ma reprise, afin de perdre le moins de temps possible.

 

  • Comment as-tu compensé l’immobilisation de ton poignet ?

J’ai rapidement pris le chemin de la salle de sport pour travailler les parties du corps que je pouvais solliciter. J’ai pu faire du gainage et répéter des exercices qui m’ont permis de me faire exploser les jambes et le cœur. Ensuite, j’ai porté une attelle thermoformée avec laquelle j’ai pu rouler sur mon vélo de contre-la-montre. Les blessures au poignet sont délicates à soigner chez un coureur cycliste et il était important de reprendre la compétition en ayant bien consolidé les os cassés. Depuis une grosse semaine, me voici à nouveau capable de tirer sur le guidon, de freiner sans douleurs et de faire des sprints les mains en bas du cintre… un soulagement !

 

  • Dans quelle condition physique te trouves-tu ?

J’ai beaucoup roulé la semaine passée. J’avais prévu un stage en Espagne voilà dix jours mais la météo m’a contraint à écourter mon séjour et à observer quatre jours off. Cette période de repos forcé a été fondatrice. J’ai pu laisser mon poignet tranquille et, surtout, cette période m’a permis de passer du statut de coureur convalescent à celui de coureur qui prépare sa reprise. C’est important et, aujourd’hui, je suis prêt à reprendre la compétition. J’ai effectué une grosse dernière semaine d’entraînement et je sors de trois jours au pied du Mont Ventoux, où j’ai renoué avec le travail en montagne. J’adore ça.

 

  • Le Tour du Yorkshire est le bon endroit pour revenir aux affaires ?

C’est surtout une course qui me permettra d’aborder la suite de mon programme comme je le souhaite. Avec le staff du club, nous avons essayé de construire quelque chose d’intelligent pour effectuer un retour à la compétition intéressant. Ce break a été long et je me sens aujourd’hui comme à la fin janvier, au bout d’une longue période de préparation. J’ai une très grosse envie de courir, de retrouver les copains et de continuer de progresser. Je serai sans doute un peu court physiquement au Yorkshire, où il faut savoir s’intégrer dans une course de mouvements, mais la suite du programme me fait très envie. Nous entrons dans une période que j’affectionne, avec des courses par étapes et des épreuves montagneuses qui me conviennent bien. Je vais enchaîner les jours de course, entrecoupés de stages en montagne et de repos quand j’en sentirai le besoin. J’ai rarement couru en mai, sauf quand j’ai disputé le Tour de Romandie ou le Giro. Il est temps de revenir et j’ai hâte de me remettre dans le jeu !»

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